Les remparts de Vannes : un patrimoine ignoré hier, médiatisé aujourd’hui

Annales de Bretagne et des pays de l'ouest

Article

Auteur : Aquilina Manuelle

Contributeur : Presses Universitaires de Rennes

Edité par Presses universitaires de Rennes ; Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest

Les remparts médiévaux des villes bretonnes constituent aujourd’hui un patrimoine largement protégé. Cependant, encore au XIXe siècle, leur préservation n’allait pas de soi. À travers l’exemple de la ville de Vannes (Morbihan), on voit comment la notion de patrimoine s’est lentement imposée, puis comment elle a débouché sur la protection des fortifications médiévales. Au XIXe siècle, la modernisation des villes exige la destruction de ces vieux murs. Essentiellement par manque de volonté politique, les remparts de Vannes ne sont que peu détruits à cette époque. Puis, vers la fin du siècle, leur intérêt scientifique et historique amène les érudits locaux à s’efforcer de les protéger en les faisant classer Monuments Historiques. Ce n’est qu’après la deuxième guerre mondiale que la municipalité prend le relais des initiatives privées et et en oeuvre une politique de mise en valeur de ces vestiges médiévaux. Cette politique trouve son aboutissement aujourd’hui dans l’utilisation des remparts comme support de communication par la municipalité. La consécration du patrimoine, sous toutes ses formes, semble traduire, de la part du public, un désir éperdu de renouer avec son passé et son histoire.

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