« Étrangers » et « indésirables » en temps de guerre

Annales de Bretagne et des pays de l'ouest

Article

Auteur : Richard Ronan

Contributeur : Presses Universitaires de Rennes

Edité par Presses universitaires de Rennes ; Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest

De 1914 à 1918, l’Ouest accueille une masse de populations déplacées. Parmi elles, les réfugiés et les prisonniers civils et militaires constituent les contingents les plus nombreux. Les réfugiés, perçus comme « étrangers » au cadre local, reçoivent généralement un accueil solidaire tandis que les originaires de nations ennemies sont tout de suite considérés comme « indésirables ». À partir de la fin de l’année 1914, la ruine des illusions de guerre courte et la pénurie de main-d’oeuvre entraînent cependant une évolution des représentations et des attitudes. Les réfugiés sont des moins en moins bien spontanément accueillis et souvent cantonnés dans des locaux collectifs alors que les prisonniers civils et militaires sont massivement intégrés dans l’économie locale.

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