Exploitations ostréicoles sur la commune de Lézardrieux

Collectif

Contributeur : L'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne

Jusqu'au 4ème quart du 20ème siècle : installations à terre : hangars et maisons d'habitations au bord de l'estuaire, parcs à huîtres sur l'estran. Les parcs sont aujourd'hui situés en aval de l'estuaire, au Sud-Ouest de l'Île à Bois et en amont, dans le Lédano. Les seules installations à terre concernent un hangar à la Pointe de l'Armor (anciens bâtiments Mahéo) et au lieu dit 'Le Passage' à Pleudaniel..Les gisements sauvage d'huîtres plates naturelles de l'estuaire du Trieux étaient florissantes pendant la période de l'Empire. Ces gisements naturels se trouvaient en particulier en amont du Trieux, sur les sites de la Pointe de l'Armor, du Lédano (Lancerf), de Toull an Houillet et au pied du château de la Roche-Jagu. Ils ont été décimés par les différentes et successives épizooties, malgré les nombreuses tentatives d'élevage. Les premières cultures de cette huître plate ont été initiées à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle par madame Annette Guézennec, associée au député Armez et à un ostréiculteur d'Arcachon. Puis les parcs furent abandonnés avant d'être repris juste après le seconde guerre mondiale par la famille Mahéo.Cette nouvelle entreprise a développé de façon intensive et innovante les méthodes à la fois de production et de commercialisation de l'huître, élevée au sol et/ou dans des poches sur tables, avec des installations à terre pour la manutention et la sélection du produit.Une seconde entreprise Libouban, tenue par les soeurs Libouban, s'est installée au début des années 1950 à la Roche Noire, suite à un partage de parcs avec la famille Rouzic de Lanmodez. A la fin des années 1990, cette entreprise s'est arrêtée. Des ostréiculteurs charentais ont pris la suite mais ne disposent pas de bâtiment à terre. Leurs chalands leur servent d'atelier flottant sur le site du Moulin Mer.L'huître creuse japonaise a remplacé progressivement l'huître indigène 'Ostrea Edulis' et l'huître portugaise, dans les années 1980.Ces deux entreprises ont aujourd'hui disparu, remplacées par des ostréiculteurs originaires de Charente Maritime. Cependant, les concessions sur le DPM sur les sites de la Roche Noire et de la Pointe de l'Armor ont été en partie rendues à l'Administration des Affaires maritimes.De nouveaux sites ostréicoles ont été concédés en aval et en amont de l'estuaire.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

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