Sémaphore, rue de Lourtuet (Erquy)

Oeuvre architecturale

Contributeur : L'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne

Seule une partie du premier bâtiment existe encore aujourd'hui, à l'état de ruines. Le plan du premier bâtiment était en forme de T, avec un rez-de chaussée sans étage, sous combles, et surmonté d'antennes. Un 2ème bâtiment de plan rectangulaire aurait existé sur le site, à proximité du premier bâtiment, au début du 20ème siècle.En 1796, un convoi de marine marchande fut détruit en rade d'Erquy par une division navale anglaise. En 1806, un autre combat naval se déroula aux abords de l'îlot Saint-Michel. A la suite de ces évènements, il fut décidé d'établir un sémaphore d'observation au point le plus élevé du cap d'Erquy (70 m). En liaison avec le sémaphore du cap Fréhel et celui de Dahouët, il assurait la surveillance de la côte et la communication rapide d'informations. Modernisé et raccordé à l'électricité au début du siècle, il permettait l'expédition et la distribution de dépêches aux heures de fermeture de la poste. Accessible au public, il offrait un point de vue remarquable. Occupé par les Allemands pendant la 2ème guerre mondiale, il fut incendié à leur départ. Son site fut ensuite, en partie, exploité comme carrière, devenue aujourd'hui station d'épuration.Le ministre de la Marine décida vers 1815 d'établir un sémaphore au point le plus élevé de la Garenne (68 m), qui remplacerait le système vétuste des pavillons. Il communiquait à l'est avec le sémaphore du cap Fréhel et à l'ouest avec celui de Dahouët à l'aide d'un télégraphe. Il disposait de signaux visuels (deux mâts avec pavillons) et d'un petit canon pour prévenir les canotiers de la station de sauvetage. Il fut en activité jusqu'à la seconde guerre mondiale, incendié en 1940 par les troupes allemandes, il fut déclassé vers 1948 et acheté par un particulier (la famille de carriers Rault). Une station d'épuration y fut construite sur un terrain proche par la municipalité d'Erquy.L'ancien sémaphore, équipé avec une radio en morse, était utilisé pour envoyer et recevoir des télégrammes. Il était équipé d'un mât sémaphorique avec les différents signes symboliques, qui indiquait la force du vent, utile pour les bateaux : "Il vente à 1 ou 2 ris ou il tourmente". Il a disparu pendant la guerre de 1940-45.
Auteur(s) du descriptif : Prigent Guy

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